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Christian Marsylle, joueur d’échecs

 

Un article concernant Christian Marsylle, membre de l’Echiquier Cappellois et membre de la salle informatique.

 

Le 27ème open international d’échecs de Cappelle la Grande a débuté ce samedi. Christian Marsylle, passionné d’échecs et membre du club cappellois, est de la partie.

Rencontre.

 « Vous n’avez qu’à venir au Palais des Arts, j’y serai toute la jour­née« . Au moment de rencontrer Christian Marsylle, le 27ème  open in­ternational d’échecs organisé par le cercle cappellois n’a pas encore commencé. Mais lui, est déjà là. Manches retroussées, il prépare, avec d’autres membres du club, la grande salle pour la venue an­noncée des 600 participants.

Christian Marsylle ne compte pas les heures consacrées à sa passion. « Les échecs, c’est un jeu qui de­mande énormément de temps« , ex­plique celui qui est membre du club cappellois depuis 17 ans. « Un jour, je jouais au club. J’étais tellement dans la partie que je ne me suis pas rendu compte qu’il s’était écoulé cinq heures ! Quand j’ai relevé la tête, il n’y avait plus personne« , raconte-t-il. Les échecs sont chronophages. Alors Chris­tian Marsylle lève un peu le pied. « Avant, je jouais au club deux à trois fois par semaine. Aujourd’hui, je n’ai plus le temps, alors je viens uniquement, le samedi après-midi, plus quelques parties sur Internet, quand j’ai 5 minutes« .

Une passion transmise de fils… en père.

Une fois n’est pas coutume, c’est son fils qui lui a refilé le virus. « C’était pendant les vacances« , se souvient le Cappellois. « Il pleu­vait, alors mon garçon m’a proposé une partie. Je lui ai demandé de m’expliquer les règles. À l’épo­que, je jouais aux dames, à un bon niveau. Je n’y ai plus jamais joué« , Pas assez « complexe ». À l’inverse des échecs. « Ce n’est pas un jeu d’intelligence, plutôt de réflexion et de concentration. On progresse lentement, il faut du temps. J’ai mis deux ans avant de savoir commen­cer une partie correctement« .

Mais le plaisir de jouer prend vite le dessus sur la difficulté. « Quand je joue, je me libère, je ne pense à rien d’autre« .

En septembre 1993, juste après avoir appris à jouer, Christian Mar­sylle apprend l’existence du club dans sa commune et décide de s’y inscrire. Il s’y fait une bande de co­pains. « Au club, il y a une bonne am­biance« . Échanges d’expérience, entraînements  à la cool. Ici, tout le monde joue avec tout le monde, peu importe le niveau. Autour de leur passion, la bande se constitue de jolis souvenirs, comme ces étés passés au bord de la plage, à Malo. « On s’asseyait à la terrasse d’un café, au soleil, et on jouait tout l’après-midi« , se rappelle Christian Marsylle. « Il y a une dizaine d’années, on faisait aussi des parties sur l’échiquier géant sur la digue. C’étaient vraiment de bons moments ».

Stress de la compétition

Christian Marsylle disputera son 14ème  open cette année. Et là, c’est autre chose que les parties conviviales entre membres du club, où l’on discute tout en jouant. « Dans la salle, il y a 600 joueurs, et on n’entend pas un mot ». La compétition, « c’est le stress » avoue le natif de Bourbourg. « Ça permet de se remettre en question, mais on joue pour gagner ».
Les joueurs doivent jouer 9 parties durant l’open. Une semaine marathon qui nécessite de la préparation. « On reste enfermés pendant des heures alors je fais du vélo pour m’oxygéner. Je lis des livres sur les échecs et je révise les 3 étapes d’une partie : l’ouverture, le milieu et la finale ».

Christian Marsylle est classé à un ELO (système d’évaluation du niveau d’un joueur) de 1713. Pour comparaison, un joueur débutant est classé 1200 et un Maître (joueur professionnel) à partir de 2200. On peut donc considérer le Cappellois comme un bon joueur. Fort de l’expérience acquise lors de ses précédentes participations, il sait pourtant que dans ce genre de tournoi, il faut « toujours respec­ter l’adversaire ». Faute de quoi une déconvenue peut vite arriver. « Une fois, j’ai gagné contre un 1880. J’étais plutôt fier. Et juste derrière, je perd contre un débu­tant. Je ne me suis pas méfié ». Pour cette année, Christian Marsylle espère « faire mieux que l’an­née dernière, où j’ai gagné quatre points sur neuf ».

Et progresser dans son classement au système d’évaluation. Mais pour cela, il faudra rester rigou­reux tout au long de la semaine. « Il suffit d’être fatigué juste une journée, de perdre deux fois de suite contre des débutants, et le nombre de points attribués chute très vite ». On lui aurait bien souhaité bonne chance pour cette édition, mais cela semble inutile. Car Christian Marsylle est catégorique : aux échecs, « il n’y a aucune place pour le hasard ».

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